Votre navigateur ne supporte pas JavaScript et vous n'avez pas accÚs à toutes les fonctionnalités du site.
Veuillez vérifier que JavaScript est bien activé sur votre navigateur.

📒 Pratiquer le VTT, oui
 mais AE !

Aujourd’hui, nous ne vous proposons pas le compte rendu une sortie du Nivolas Cyclo mais celui d’une balade VTT solo. un de nos Cyclo y tĂ©moigne de son choix pour un VTTAE


Je souhaitais remonter sur un VTT mais, je doutais, Ă  raison, de ma condition physique pour emmener un VTT musculaire.  Pour rĂ©pondre Ă  une opportunitĂ© et sur les conseils de RenĂ©e et Denis, je choisis un VTTAE



 Je ne pratiquais plus le VTT depuis 2011. En pourtant, j’avais dĂ©butĂ© le cyclisme par la pratique du VTT en 1998 avant de prĂ©fĂ©rer exclusivement, au bout de 4500 km en 3 ans, le cyclisme « touristicosportif ». Presque trente annĂ©es plus tard, lors d’une formation « animateur de club FFvĂ©lo » je retrouve le plaisir de monter sur un VTT et mettre mes roues sur des endroits oĂč je n’aurais osĂ© de le faire quand j’étais bien plus jeune ! Je dĂ©cide  alors de m’inscrire Ă  la formation « Pilotage d’un VTT » pour confirmer cette sympathique envie d’aller plus loin


Aujourd’hui, je pars pour la troisiĂšme fois au guidon de mon nouveau destrier Ă  la livrĂ©e « Vert Piscine / Vert Bleu brillant » Ă©quipĂ© d’un moteur Ă©lectrique. « Focus Jam2 6.7 », c’est son nom, vient de la mĂȘme contrĂ©e teutonique que mon PĂ©gase, vĂ©lo de route chevaleresque et titanesque.  Et ça, c’est encore un signe. Vous ĂȘtes, peut-ĂȘtre, Ă©tonnĂ©s de me voir « humaniser » mes machines et plus particuliĂšrement PĂ©gase, mon fidĂšle cheval Ă  pĂ©dales avec qui je partageais des aventures dans une vie antĂ©rieure. D’ailleurs, il existait un recueil numĂ©rique qui contait tout cela, mais il a volontairement disparu.

Donc, je m’en vais avec « Grand vĂ©lo » (c’est son petit nom), Ă  travers la plaine des marais du Catelan en direction des premiers reliefs du plateau de L’Isle de Cremieu, non pas que ce soit une Ăźle en plein ocĂ©an, mais un plateau d’une altitude de 300 Ă  400 mĂštres, dĂ©limitĂ© par le fleuve RhĂŽne du Nord Est au Nord Ouest et par les Plaines de la Bourdre et du Catelan au sud. Je suis certain de trouver, en ces contrĂ©es paysannes magiques,  chemins, sentiers, montĂ©es et pentes pour lesquels Grand VĂ©lo a Ă©tĂ© conçu. 

Grand VĂ©lo n’a pas Ă©tĂ© rĂ©ellement choisi. Il est une opportunitĂ© financiĂšre. Je n’étais pas prĂȘt Ă  investir dans un VTT Ă  Assistance Électrique, trouvant ces engins trop dispendieux. Mais la belle remise Ă©tait vraiment si attrayante que je me suis laissĂ© aller Ă  l’investissement. Ensuite, pourquoi un VTTAE ? Autant, mon Ă©tat physique me permet encore (Ă  nuancer avec l’ñge et des ennuis de santĂ© qui risquaient de rapprocher soudainement d’une hypothĂ©tique fin) d’amortir des sorties routiĂšres relativement longues ; autant la pratique du VTT qui rĂ©clame rĂ©activitĂ© et tonicitĂ© m’était vraiment plus difficile. Alors, si je voulais pratiquer le VTT, le choix d’une assistance Ă©lectrique s’imposait. Merci Denis pour tes conseils dans l’acquisition d’un VTTAE et pour avoir dĂ©nichĂ© « Grand VĂ©lo ».

Les premiers kilomĂštres ne nĂ©cessitent pas de mettre en fonction l’assistance. Toutefois, le poids consĂ©quent du Focus Jam2 rĂ©clame un pĂ©dalage  consĂ©quent mais les 12 pignons permettent de trouver la cadence adaptĂ©e. Le parcours emprunte ici des petites routes Ă©troites et goudronnĂ©es qui s’élĂšvent soudainement pour atteindre le plateau. J’utilise alors, dans les plus forts pourcentages le mode « eco » du moteur qui Ă©met un lĂ©ger ronronnement Ă©lectrique. L’assistance se ressent plus ou moins selon le braquet choisi. Il est mĂȘme prĂ©fĂ©rable de faire tourner les jambes. Tirer gros est inutile.

AprĂšs avoir dĂ©passĂ©, la maison forte de Montagnieu, un ancien chĂąteau situĂ© Ă  flanc de colline sur le territoire de Soleymieu, j’aborde, enfin, les premiers chemins trĂšs praticables du bois de Massieu pour arriver au cimetiĂšre du village. Je me pose pour dĂ©poser une couche de vĂȘtements, mettant habillĂ© trop chaudement. Soleymieu centre Ă©tant traversĂ©, je poursuis mon pĂ©riple par du goudron pour retrouver enfin un chemin enherbĂ© avec de belles orniĂšres et je n’aime pas les orniĂšres ! Toutefois, je constate, rassurĂ©, que le pilotage de Grand VĂ©lo, tout suspendu, est facilitĂ© par les grandes roues de 29 pouces et des pneus extra larges de 2,5 Ă  comparer de mon vieil OrbĂ©a semi-rigide aux roues de 26 pouces .

Le parcours m’emporte sur Petit Cozance. Ici, le panorama sur les montagnes des Alpes est fort apprĂ©ciable. Le Mont Blanc est si proche que je pourrais imaginer le toucher de la main.  AprĂšs Petit Cozance, je grimpe sur la Goula et c’est encore du goudron avant de retrouver des chemins. Je croise un brave monsieur et son bon chien. Attentif Ă  l’animal, je zappe une consigne du GPS. Demi-tour et je retrouve mon itinĂ©raire qui se poursuit par un sentier Ă©troit sans rĂ©elles difficultĂ©s mais amusant par certains endroits. Enfin, je roule sur les Communaux de Trept oĂč un second point de vue me permet de distinguer encore mieux Le Mont Blanc, les Bauges, le Beaufortin, le massif de l’Épine, la Chartreuse, la chaĂźne de Belledone, le massif des Rousses, le Galibier ! C’est tout simplement magnifique !

La suite va ĂȘtre plus technique pour ma dĂ©butante pratique. Pour le moment, c’est roulant. Je surplombe l’impressionnante carriĂšre de calcaire de La Gagne (« trĂšs peu de terre »). Ce gisement de calcaire de haute puretĂ© est encore exploitĂ© aujourd’hui, avec des activitĂ©s de broyage, sĂ©chage, classification, criblage, mĂ©lange et stockage. Puis, le terrain dans la forĂȘt devient plus intĂ©ressant. J’utilise toujours  principalement le mode « Eco » jouant du dĂ©railleur arriĂšre puisque devant il n’y a qu’un plateau. Parfois, en cas de coup de cul ou forte grimpette que l’on trouve dans une forĂȘt, j’opte pour le mode « Tour ». Je valorise mes muscles plutĂŽt que le moteur ; mon ami Valex m’ayant expliquĂ© que 30 km de VTTAE Ă©quivalent Ă  10 km de VTT musculaire. Par contre , le moteur et la configuration du vĂ©lo, soulageant l’effort, permettent davantage de concentration sur le pilotage de l’engin. Alors, oui, pour le VTTAE !

Soudainement, pour ne pas utiliser la locution « tout Ă  coup », j’entends mon vĂ©lo grincer puis dire « Pardon » ! Sauf que Grand VĂ©lo ne grince pas et ne parle pas encore ! Mon  cerveau Ă  la vitesse proportionnelle Ă  mon lent avancement capte alors la prĂ©sence d’un vĂ©lo derriĂšre moi. Poliment, je me range et laisse passer un noir VTTAE chevauchĂ© par un orange vettetiste. Sa flachie tenue permet effectivement de ne pas ĂȘtre confondu avec un sanglier car un sanglier orange sur un VTT, ça n’existe pas, mĂȘme si de trĂšs rares personnes, dans un pays imaginaire, pourraient affirmer l’existence de ce sanglier cycliste !đŸ—đŸš”â€â™€ïž

L’orange vettetiste me dĂ©passe avec une facile dynamique me laissant Ă  penser qu’il utilise un mode Ă©lectrique plus puissant. MĂȘme si je suis tentĂ© d’accĂ©lĂ©rer, je poursuis tranquillement mon cheminement tout en moulinant sur le mode « Eco ». AĂŻe, j’arrive dans une descente empierrĂ©e et j’ai horreur des pierres roulantes. Par expĂ©rience, je stresse et je tombe
Ben non ! Si vous vous attendiez Ă  ce que je m’étalasse, c’est ratĂ© ! 😁

Grand vĂ©lo, de part son poids, s’emporte vite dans les descentes. Je le retiens en prioritĂ© avec le frein avant comme appris. Le pilotage est facile mĂȘme si je ne suis pas rassurĂ©. Arrive alors une clairiĂšre toute plane dans laquelle je ne comprends pas le GPS. À la fois, je suis sur le bon chemin et en mĂȘme temps, il me dit de faire demi tour pour un chemin impossible Ă  trouver. Alors, je suis mon instinct gĂ©ographique et entreprend une longue descente recouverte d’un bel et Ă©pais tapis de feuilles dorĂ©es qui cachent les rĂ©alitĂ©s du sol. Et c’est lĂ  que j’apprends Ă  contrĂŽler les sauts et embardĂ©es du vĂ©lo. J’arrive Ă  un croisement de chemin, freinage efficacement dĂ©licat des freins hydrauliques Ă  quatre pistons. Étant d’accord avec moi-mĂȘme, je prends Ă  gauche. Mon guide confirme la direction. Sauf qu’il me faut faire presque demi-tour dans une forte pente. La situation m’inquiĂšte peu, sachant qu’un VTTAE est plus facile pour repartir dans une forte montĂ©e


Par prĂ©caution, je rĂšgle mon moteur sur le mode « mtb », le troisiĂšme avant le dernier mode dit  « turbo ». Et comme appris au stage de pilotage, j’utilise le frein arriĂšre pour retenir le vĂ©lo. Je place convenablement ma pĂ©dale d’appui. Je me dresse sur mes pĂ©dales et appuie. Grand VĂ©lo s’envole comme
 une fusĂ©e 🚀 m’oubliant presque sur place. La montĂ©e est incroyablement rapide Ă  un point que j’ai un peu de mal Ă  maĂźtriser mes trajectoires ! Avec un vtt musculaire, je pousserais le vĂ©lo ! L’expĂ©rience est grisante alors je poursuis un moment sur ce mode avant de revenir en « Eco » parce que ça va trop vite et que ça me fait un peu peur ! 😂

Belle descente sur Saint Hilaire Gare oĂč y a plus de trains puis retour sur Trept par un petit chemin facile oĂč j’enjambe deux arbres couchĂ©s par la tempĂȘte. Pas question de sauter. La premier est trop haut et le second plus « sautable » m’inquiĂšte, je prĂ©fĂšre assurer. Puis, le parcours m’emmĂšne vers la ferme des Plagnes et l’ancienne voie des chemins de fer de l’Est Lyonnais, transformĂ©e aujourd’hui, en voie verte cyclable. Cette partie de chemin en sous bois est vraiment agrĂ©able. Ensuite, je traverse Ă  nouveau la plaine du Catelan pour passer dans le bois de la Garenne et rejoindre mon point de dĂ©part aprĂšs avoir Ă©tudiĂ© le « puma track » de Salagnon. Je pumperais une autre fois !

 

Sortie du jour : 35 km avec 379 mĂštres de d+.

En trois sorties : 91 km avec 880 mĂštres de d+ et il reste 40% de charge sur la batterie.

 

Enfin, membres du Nivolas Cyclo, si vous souhaitez vous aussi tĂ©moigner de vos pratiques cyclistes sur notre site, n’hĂ©sitez pas Ă  nous adresser votre Ă©crit. 👍

Dans cet article

En savoir plus sur l'auteur

MORIN Michel